WEB NOVA
Ma tante Agathe
Vient des Carpathes
A quatre pattes
Mon oncle André
Vient de Niamey
A cloche-pied
Mon frère Tchou
Vient de Moscou
Sur les genoux
Ma soeur Loulou
Vient de Padoue
A pas de loup
Oncle Firmin
Vient de Pékin
Sur les deux mains
Mais tante Henriette
Vient à la fête
En bicyclette.
Jacques CHARPENTREAU
Chaque semaine, mes parents,
Cinq tantes, dix oncles, vingt nièces,
Cent cousins, des petits, des grands,
Se pressent dans la même pièce.
Dans la machine, ils introduisent
Mille corsages et chemises,
Cent mille slips et pyjamas,
Un million de paires de draps.
Nylon, dentelles ou guenilles,
Chaque semaine nous avons
Cette habitude : nous lavons
Notre linge sale en famille.
Jacques CHARPENTREAU
Dans notre ville, il y a
Des tours, des maisons par milliers,
Du béton, des blocs, des quartiers,
Et puis mon coeur, mon coeur qui bat
Tout bas.
Dans mon quartier, il y a
Des boulevards, des avenues,
Des places, des ronds-points, des rues
Et puis mon coeur, mon coeur qui bat
Tout bas.
Dans notre rue, il y a
Des autos, des gens qui s'affolent,
Un grand magasin, une école,
Et puis mon coeur, mon coeur qui bat
Tout bas.
Dans cette école, il y a
Des oiseaux chantant tout le jour
Dans les marronniers de la cour.
Mon coeur, mon coeur, mon coeur qui bat
Est là.
Jacques CHARPENTREAU
Perdu au milieu de la ville
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les parkings, c'est pour stationner,
Les camions pour embouteiller,
Les motos pour pétarader,
Les vélos pour se faufiler.
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les télés, c'est pour regarder,
Les transistors pour écouter,
les murs pour la publicité,
les magasins pour acheter.
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les maisons, c'est pour habiter
Les bétons pour embétonner
Les néons pour illuminer,
Les feux rouges pour traverser.
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les ascenseurs, c'est pour grimper
Les présidents pour présider,
Les montres pour se dépêcher,
Les mercredi pour s'amuser.
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Il suffit de le demander
A l'oiseau qui chante à la cime.
Jacques CHARPENTREAU
Au grand cirque de l'Univers,
On voit sauter des trapézistes,
Des clowns, des jongleurs, des artistes
S'envoler à travers les airs.
L'écuyère sur ses chevaux
Passe du noir au brun, au blanc,
Le funambule, sans élan,
Droit sur son fil, saute là-haut.
Tout saute à s'en rompre le crâne
Les lions sur des tambours dorés,
Les tigres sur des tabourets...
Moi, je saute du coq à l'âne.
Jacques Charpentreau
2020